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Municipales complémentaires : L’UPC progresse en conseillers et conserve la mairie de Bogodogo
 
C’est l’heure du bilan pour les partis politiques, après la reprise partielle des municipales complémentaires du 17 février 2013, ordonnée par le Conseil d’Etat. Devant la presse conviée à son siège ce 21 février 2013 dans la matinée, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) s’est dite renforcée dans les urnes et dans ses convictions.

Animé par le directeur national de campagne, Nathanaël Ouédraogo, cet échange avec les journalistes a connu la participation des cadres du parti de Zéphirin Diabré. C’est le cas de Kaboré François, le directeur provincial de campagne pour le Kadiogo ou encore de la députée Djengané Aminata, fraîchement élue à l’Assemblée nationale.

D’entrée de jeu, l’UPC est revenue sur le contexte de la reprise de ces élections municipales complémentaires dans 691 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national. En faisant remarquer notamment que la décision du Conseil d’Etat n’a fait que confirmer les dénonciations faites par ses soins au sujet des élections du 2 décembre 2012. Mais le parti reste toujours sur sa faim par rapport à une reprise qu’il souhaitait plus globale au regard dit-il, des dispositions du code électoral.

Question de Droit

Car « en principe si l’annulation d’un bureau de votes entraine une modification des résultats dans la répartition des sièges, les élections doivent être reprises pour la circonscription électorale. Dans le cas d’espèce, la circonscription électorale, c’est le secteur ». Aussi « en toute bonne logique, tous les bureaux de vote devraient-ils être repris dans les secteurs si l’annulation modifiait les résultats de la circonscription électorale » martèle l’UPC.

Faute de n’avoir pas tenu compte de cela, le parti du lion estime que la conséquence qui en a résulté, ce sont des difficultés liées à la mobilisation du corps électoral.

La preuve par le Kadiogo

Qu’à cela ne tienne, l’UPC estime qu’au-delà des 25% de taux de participation enregistré par exemple dans le Kadiogo et qu’il juge faible, les résultats sont encourageants pour lui. Ainsi au contraire du parti majoritaire, il dit avoir engrangé deux sièges supplémentaires de conseillers. Ce qui le ferait passer de 71 à 73 conseillers dans la capitale, dont on devine par la même occasion l’enjeu en termes de symbole dans ces élections.

En attendant la validation officielle des résultats, l’UPC croit être en mesure de dire à l’opinion nationale et internationale que la mairie de Bogodogo qui avait fait l’objet de chaudes empoignades reste dans son giron. Il y conserve ses 10 conseillers contre 9 au CDP.


Juvénal SOME
Lefaso.net